Mémoire vive

Dare-Dare
Centre d'histoire de Montréal


Initié par DARE-DARE en collaboration avec le Centre d’histoire de Montréal, Mémoire Vive dessinait un cadre de réflexion où artistes et intervenants du domaine du patrimoine étaient appelés à partager méthodes de travail et d’investigation, stratégies, moyens d’intervention et manières de façonner l’histoire afin d’initier et de poser des gestes dans la ville pour en activer la mémoire et se l’approprier. Il s’agissait d’un laboratoire, un chantier d’essais, d’idées et d’actions s’adressant autant à un public pris sur le vif dans les rues de Montréal, qu’aux visiteurs du Centre d’histoire ainsi qu’aux milieux des arts visuels et de l’interprétation de l’histoire. L’événement se déroulait du 31 mai au 22 septembre 2002

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> Projets des artistes


L'intention: autour de questions qui nous amènent à repenser les rapports entre la mémoire, les communautés et la ville, réunir des artistes, des créateurs et des professionnels de l'histoire. Comment se construit la mémoire? Comment existe-t-elle dans la trame urbaine? Comment se transmet-elle au sein des communautés? À quoi et à qui sert-elle? À partir de là, Mémoire vive dessine un cadre de réflexion où artistes et intervenants du domaine du patrimoine sont appelés à partager méthodes de travail et d'investigation, stratégies, moyens d'intervention et manières de façonner l'histoire afin d'initier et de poser des gestes dans la ville pour en activer la mémoire et se l'approprier. Il s'agit d'un véritable laboratoire, un chantier d'essais, d'idées et d'actions s'adressant autant à un public pris sur le vif dans les rues de Montréal, qu'aux visiteurs du Centre d'histoire ainsi qu'aux milieux des arts visuels et de l'interprétation de l'histoire.

Chacun des projets présentés dans le cadre de Mémoire vive possède sa logique propre. Ils se déroulent dans la durée ou de manière ponctuelle, se superposant tels des strates, se chevauchant ou se succédant les uns aux autres. Beaucoup se manifestent de façon spontanée selon un horaire flexible ou même indéterminé. Constituant une programmation en soi, les événements de Mémoire vive se verront dévoilés graduellement tout au long de l'été sur le site Web de DARE-DARE, ainsi que par la diffusion de communiqués et d'envois postaux mensuels. En tout temps, à compter du 31 mai et jusqu'au 22 septembre 2002, Mémoire vive occupe le Centre d'histoire de Montréal où la salle d'exposition temporaire se transforme en laboratoire évolutif. Plusieurs des participants interviennent également dans l'exposition permanente, y créant des parcours alternatifs.

DARE-DARE a initié l'aventure Mémoire vive en septembre 2001. Les étapes de recherche et de production ont été ponctuées de rencontres et de discussions régulières, selon les besoins et pistes explorées par les artistes et créateurs, avec les équipes de DARE-DARE, du Centre d'histoire de Montréal et des spécialistesen archéologie, en géologie, en urbanisme et en histoire.

Les participants de Mémoire vive ont été choisis de façon à rassembler des approches et attitudes diversifiées et complémentaires. Ainsi, la mémoire se trouve mise en œuvre au travers des regards obliques où l'on distingue, par exemple, l'esprit du poète, du scientifique, du documentaliste, du militant, du détective, de l'utopiste, de l'immigrant, du déraciné, du soignant. Mais la démarche de chacun surprend, dérive, se transforme et ouvre vers quelque chose de plus vaste qui demeure difficile à nommer et à identifier. D'un ancien quartier ouvrier au Vieux-Montréal touristique des visites en calèche, de l'église d'une communauté orthodoxe russe à un site de fouilles archéologiques, c'est toute une relecture de l'histoire de la ville et de son tissu social qui s'opère, dans un mouvement d'aller et retour entre soi et l'autre, l'individu et la collectivité, le conscient et l'inconscient, le passé et le présent. Dans ce processus, la mémoire est pensée comme un lien permettant de s'écarter sans pour autant se perdre, de naviguer entre, de se repérer et de se re-connaître.

Raphaëlle de Groot
Instigatrice et coordonnatrice de Mémoire vive

Instigatrice et coordonnatrice de Mémoire vive: Raphaëlle de Groot
Adjointe à la coordination de Mémoire vive: Alexandra McIntosh
Coordonnatrice administrative de DARE-DARE: Marianne Thibeault
Coordonnateur artistique de DARE-DARE: Jean-Pierre Caissie
Design d'exposition : Marie-Suzanne Désilets et Geneviève Rousseau
Graphiste: Patrick Pellerin
Conception du site web (2002) : Matt Killen

Pour ce projet, DARE-DARE bénéficie du soutien financier du Fonds de stabilisation et de consolidation des arts et de la culture du Québec, du Conseil des Arts du Canada - Bureau Inter-arts et du Conseil des arts Du Maurier.

DARE-DARE remercie ses membres, le Centre d'histoire de Montréal, la Ville de Montréal et ses donateurs. Le Centre bénéficie d'un soutien au fonctionnement du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal.

Visitez le site du Centre d'histoire de Montréal: www.ville.montreal.qc.ca/chm


À propos de l'instigatrice du projet

Raphaëlle de Groot a complété un baccalauréat en Arts visuels à l'Université du Québec à Montréal et au Purchase College, à New York, en 1997. Jeune artiste Montréalaise, elle expose activement depuis 1996 tout en s'impliquant à DARE-DARE, un centre d'artistes multidisciplinaire. Son travail de création investigue la mémoire autant à l'échelle de l'individu, comme processus identitaire, qu'à l'échelle de la collectivité, comme enjeu de la société contemporaine.

Parallèlement à ses projets d'artiste, elle développe un intérêt pour la muséologie à travers un stage de perfectionnement dans les arts (bourse du Fonds FCAR, 1998-99). Cette expérience l'amène à collaborer avec le Centre d'histoire de Montréal à deux reprises: En 1999, le Centre l'invite à réaliser une intervention urbaine à l'occasion des 150 ans de l'incendie du premier parlement du Canada-Uni et, en 2000, il lui confie la réalisation d'une exposition temporaire portant sur l'histoire des travailleuses en maison privée. Ce projet, intitulé Plus que parfaites. Chroniques du travail en maison privée 1920-2000, retrace l'histoire invisible des servantes, bonnes, nannies et aides-ménagères à travers une cueillette de témoignages et une recherche documentaire approfondie tout en impliquant activement les aides familiales actuelles dans la création d'un geste de mémoire.

Sa recherche personnelle, son implication à DARE-DARE ainsi que son expérience de travail au Centre d'histoire l'amène à proposer Mémoire vive, un projet qui donne à d'autres artistes et créateurs l'opportunité de se familiariser avec la démarche historique, de tenter une relecture personnelle de l'histoire de la ville.