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Pratiques
du territoire:
Occupation - dislocation – mutation 1
(série
de conférences et fête de quartier)
le samedi 26 mai 2007 au parc sans nom
comité ressource: Constanza Camelo, Fabien Loszach et Jean-François
Prost
En conjonction avec la Fête des fleurs du 26 mai 2007
au parc sans nom, DARE-DARE propose au public la première partie d'une
série de conférences portant sur les relations hybrides
entre l’art et l’espace public. Avec Pratiques
du territoire: occupation - dislocation – mutation,
DARE-DARE a voulu réunir les réflexions d'artistes et de
théoriciens pour accompagner les expérimentations réalisées
par les artistes de la programmation. La seconde série de conférences
s'intégrera à un événement d'art public à
la fin septembre 2007.
Lors de ces conférences, le centre d'artistes propose des approches
interdisciplinaires pour repenser la conceptualisation et l'articulation
de l'espace comme territoire à occuper. Les conférenciers
invités présenteront, entre autres, le résultat d'activités
qui altèrent la notion et l'expérience du lieu en tant que
territoire social, politique et économique. Cette expérience
du territoire en est une qui s’engage sur le terrain du non-lieu
non pas en tant que «hors-lieu», mais plutôt en tant
que «atopie»: espace de réflexion qui pourrait introduire
un rapport bénéfique entre l'art et sa possible incidence
sur le tissu social. Par ailleurs, les trois conférenciers envisagent
des modifications de nos relations au tissu social depuis des perspectives
multiples. Les pratiques du territoire de Kinga Araya, Claudine Cotton
et Dan Pitera prennent en considération le mouvement d’un
lieu à l’autre, les manœuvres et interventions géopoétiques
en interaction avec les pratiques de l’art, de l'architecture et
de l'activisme.
Le travail de nos invités concerne non seulement le domaine de
l'esthétique, mais aussi celui du pouvoir politique et des nouveaux
lieux qu'il investit. À travers une approche communautaire de l'architecture
- en explorant la culture associative et la mobilisation politique - ou
bien, en agissant via un traitement performatif du lien social, de la
parole, de l'exil et de la marche, nos invités constituent de singuliers
acteurs sociaux. Ils ramènent le politique au niveau local, tout
en assumant ses implications globales: ils saisissent donc le «glocal».
Conférenciers:
Kinga Araya est artiste conceptuelle et chercheure,
née
en Pologne où elle a grandi. Elle a étudié la musique
(premier instrument : violon) et l'histoire de l'art à l'Université
catholique de Lublin en Pologne. Après avoir complété
deux années au programme du baccalauréat ès arts,
elle s'est enfuie de son pays en 1988 pour se rendre à Florence,
en Italie. En 1990, elle a immigré seule au Canada. Elle a poursuivi
des études universitaires en histoire de l'art et en arts plastiques
à Ottawa, Toronto et Montréal (elle a obtenu son doctorat
en Arts plastiques et théorie critique à l'Université
Concordia en 2004). Par l'entremise de sa pratique interdisciplinaire,
elle étudie le phénomène de «déambulation
en conversant » par-delà les frontières géographiques,
linguistiques et culturelles à titre d'actions poétiques
et politiques. Grâce à une bourse de la Fondation Andrew
W. Mellon, elle poursuit ses recherches à l'Université de
Pennsylvanie (Philadelphie) sur le phénomène de l'immigration
et de l'exil tel que représenté dans les performances contemporaines
de déambulation. Elle poursuit également sa production
en arts plastiques. www.kingaaraya.com
Extrait sonore / video
Artiste multidisciplinaire, Claudine Cotton vit au Saguenay,
Québec. Son travail privilégie la manoeuvre, l'action performative
et l'installation. Dans ses manoeuvres, elle aborde des lieux et des milieux
divers dans des processus de transaction, de pacte et d'effleurement de
l'autre. C'est dans les zones sensibles qui s'y trouvent que ses projets
aiment progresser, c'est-à-dire dans ces zones de consentement
qui permettent autant de se nourrir des particularités de l' autre
que de se laisser infiltrer, voire hybrider par lui. Dans le même
esprit, ses installations sont des fabulations «bricolées»
à partir de l'actualité, du quotidien et des acquis culturels
de l'artiste. Depuis 1992, ses projets et ses expositions ont été
présentés, soit à titre individuel ou dans le cadre
d'événements collectifs au Québec et ailleurs (Canada,
France, Grande-Bretagne). Elle est cofondatrice et membre des Ateliers
d'artistes TouTTout ainsi que du centre d'artistes le LOBE.www.lelobe.com
Extrait
sonore / video
Dan Pitera, activiste luttant
pour des causes sociales et politiques, joue les architectes. Il est
directeur exécutif du Detroit Collaborative Design Center à l'école
d'architecture de l'Université Detroit Mercy. Considérant
le design comme un outil puissant - et essentiel - pour établir
des relations humaines, le Design Center se consacre à développer
une collaboration entre l'université et la communauté afin
de créer des quartiers et des espaces réfléchis et
durables. En 2004-2005, M. Pitera a oeuvré à titre de Loeb
Fellow à l'Université de Harvard. Il a été
finaliste en 2006-2007 du James Stirling Memorial Lectures on the City.
Sous sa direction, le Design Center s'est mérité de nombreux
prix prestigieux et a participé à l'exposition / conférence
internationale d'ArchiLab en 2004 et 2001, à Orléans en
France.
www.architecture.udmercy.edu/dcdc.htm
Extrait
sonore / video
Participants à la fête des
fleurs: Glen LeMesurier, Mile-end bread oven,
Marie-Hélène Plante, Gina Badger, Éric Létourneau,
Dominique Sirois, Charles Li, Sarah Badran, Mathieu Lacroix, Althea Mamaril,
Didier Delfolie-Noulin et Marlène Ferrari |
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